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		<title><![CDATA[Espace professeurs d'EP.S au maroc - Physiologie]]></title>
		<link>http://www.epsmaroc.org</link>
		<description>sujets | cours | examens | définitions |recherches | thèses |et autres</description>
		<language>fr</language>
		<lastBuildDate>Mon, 06 Sep 2010 07:05:11 GMT</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Espace professeurs d'EP.S au maroc - Physiologie]]></title>
			<link>http://www.epsmaroc.org</link>
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		<item>
			<title>les AMPOULES des pieds</title>
			<link>http://www.epsmaroc.org/showthread.php?t=18849&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 00:52:33 GMT</pubDate>
			<description>fréquemment rencontré par le sportif, l’ampoule au pied ne doit pas être négligée: comment l’éviter, comment la soigner, voici des conseils de terrain:
Chaussures adaptées : taille (trop petite ou trop grande), qualité de l’amorti, qualité de la semelle intérieure ; éviter de porter des chaussures usagées mais aussi prendre le temps de « casser » un peu une paire de chaussures neuves. Veiller à éviter la présence de coutures mal placée dans la chaussure. Acheter ses chaussures de sport plutôt en fin de journée (car les pieds gonflent un peu) Ne pas trop serrer ses chaussures, à discuter avec le vendeur mais parfois choisir une demi-pointure de plus.

 

Chaussettes en coton plutôt qu’en synthétique ; pas de chaussettes trop grandes qui pourraient faire des plis. Certains sportifs portent des chaussettes à « doigts séparés » avec souvent des résultats intéressants. 

UNE ASTUCE qui fonctionne bien et qu’adoptent de nombreux sportifs: porter des « doubles chaussettes » (vente dans les grandes surfaces du sport comme INTERSPORT)

Eviter l’humidité des chaussures : bien les faire sécher et les aérer (pas dans un local réduit) après un entraînement de même qu’il faut toujours sortir les semelles orthopédiques des chaussures le soir pour les aérer et qu’elles sèchent la nuit, voire même sécher l’intérieur avec un sèche-cheveux. Quitter rapidement ses chaussures de sport après l’entraînement.

Autre cause d’humidité de la chaussure : la transpiration : éviter le port de bottes, de chaussures fermées non aérée ; marcher en claquettes ou sandalettes chez soi.

Attention car une chaussure humide favorise l’apparition de mycoses et de surinfections.

Aux endroits sensibles (sauf si présence d’une ampoule ou d’une inflammation) on peut essayer, à titre préventif, de frictionner le soir avec un  petit jus de citron. Mais ensuite il faut bien rincer la région car le citron peut dessécher la peau. Puis bien masser la peau avec une pommade type NOK ou autre.

De nombreuses marques proposent des crèmes ou solutions anti-frottements.

Attention bien sûr aussi aux chaussures de ville « lookées sympa » mais fort peu confortables, et éviter une marche prolongée avec de nouvelles chaussures de ville.

Si un sportif présente de façon régulière une ampoule située toujours au même endroit, mettre un pansement à titre préventif.

Dans les zones exposées au contact on peut retrouver des « hyperkératoses » = la peau est épaissie comme de la « corne » ; il ne faut pas hésiter à consulter un Podologue du sport.

De toute façon je conseille très souvent à tous « mes » sportifs de consulter une fois par an un Podologue du sport (je précise bien « du sport ») OBJECTIFS : correction de troubles statiques et dynamiques, réflexion sur l’amorti, conseils sur le choix du chaussage de ville et de sport selon le type de pied et de dynamique du pied (« supinateur » ou « pronateur » ou « universel »), traitement des divers « bobos », prévention et traitement des mycoses, onychomycoses, verrues ; conseils sur la taille des ongles ; soins pour des ongles incarnés, etc. etc.

Chez un sportif qui présente souvent des ampoules s’impose de prendre l’avis d’un Podologue du sport. Ce spécialiste soignera l’ampoule mais proposera peut-être une SEMELLE pour répartir les points de pression, corriger d’éventuels troubles statiques et/ou dynamiques.

Pour éviter les ampoules  l’essentiel est d’avoir une hygiène des pieds irréprochable en permanence : laver correctement avec du savon, bien rincer, bien sécher avec une serviette éponge ; amincir les callosités de façon attentive et progressive par exemple avec une pierre ponce au sortir d’un bain de pieds, mais poncer un peu, pas trop fort, régulièrement.

BIEN AERER les pieds après tout entraînement ou marche ou match ou course : port de sandales ouvertes sur le devant ; pendant une marche prolongée, ne pas hésiter à s’arrêter régulièrement, retirer les chaussures et les chaussettes, aérer, laisser sécher, masser les pieds.

Le « tannage » des pieds avant  un objectif comme un marathon se met en place 4 semaines avant  la course : pendant les 3 premières semaines frictionner tous les matins la plante des pieds avec du jus de citron, puis la dernière semaine avant  la course appliquer en massant de façon appuyée matin et soir une crème qui augmente la résistance de la peau, par exemple une pommade de type « NOK » IL NE FAUT JAMAIS SE CONTENTER UNIQUEMENT DE TANNER car ça favorise l’apparition d’ampoules plus profonds ; à quelques heures d’intervalle il faut aussi bien MASSER régulièrement les zones fragiles avec une crème anti-frottements (NOK, PODOXINE, nombreuses autres marques) Certains coureurs à pied utilisent pour tanner les pieds un produit vétérinaire (je n’aime pas trop la relation « sportif-produit vétérinaire » ….  mais bon…) utilisé pour endurcir les « coussins » des pattes des chiens (TANOPLAST), je ne fais que citer cette technique.  Ces techniques de TANNAGE sont également à mettre en place avant  la reprise des entraînements dans les sports co : FOOT, HAND, BASKET, VOLLEY, qui sont des sports très exposés.

 

 

COMMENT SOIGNER LES AMPOULES

 

+++  Soi-même :

 

°°°Dès l’apparition d’une simple rougeur appliquer un pansement « hydrocolloïde » (encore appelé « deuxième peau ») pendant quelques jours, puis bien masser la zone concernée avec une pommade riche en vitamine A comme la pommade « AVIBON » MAIS ne pas dépasser une semaine d’application.

 

°°°Simple « cloque » : ne pas découper la peau qui représente en fait un « pansement naturel » ; désinfecter avec une solution antiseptique comme de la « BISEPTINE », percer l’ampoule à 2 endroits avec une aiguille stérile (en pharmacie ; ou une aiguille trempée plusieurs minutes dans de la « BISEPTINE »), puis encore bien désinfecter ; puis appliquer un pansement « double peau » type Compeed, ou « MEPILEX BORDER EM » (remboursé si votre médecin juge qu’il est utile de vous le prescrire)) ou « ALLEVYN BORDER GENTLE » 8cm * 8cm (également remboursé) ,et  si la localisation le permet, de recouvrir avec du strapp ou de l’élastoplaste pour comprimer un peu (NE SURTOUT PAS TROP SERRER) la zone pendant un ou deux jours, et surtout, chez un joueur de foot par exemple, ça permet de faire tenir le pansement ; MAIS avoir la sagesse de ne pas s’entraîner avec une ampoule déjà bien constituée ; de même que pendant 2-3 jours je conseille de marcher avec une chaussure mieux adaptée, plus large, plus souple, quitte à ressortir une paire de chaussures plus ancienne. SURTOUT porter des sandalettes ouvertes sur le devant dès la fin de l’activité sportive : LE PIED DOIT RESPIRER, c’est la MEILLEURE prévention (ampoules, mycoses) Le sportif qui va outre ce conseil de bon sens s’expose à aggraver l’ampoule, qui sera alors plus étendue en superficie mais aussi en profondeur, avec des risques d’ampoules profondes pouvant justifier un petit geste chirurgical. DONC SAVOIR ETRE PATIENT en interrompant son activité ou en l’adaptant pour que les appuis soient épargnés (exemple vélo chez un coureur à pied)

+++  Consulter le Podologue ou un médecin : surtout si l’ampoule est étendue, si elle est profonde, si elle s’est infectée, et de façon générale si elle est ouverte ; le Podologue ou le médecin découpera alors la peau avec du matériel stérile, prescrira des pansements « seconde peau », guidera sur la durée du repos nécessaire.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>fréquemment rencontré par le sportif, l’ampoule au pied ne doit pas être négligée: comment l’éviter, comment la soigner, voici des conseils de terrain:<br />
Chaussures adaptées : taille (trop petite ou trop grande), qualité de l’amorti, qualité de la semelle intérieure ; éviter de porter des chaussures usagées mais aussi prendre le temps de « casser » un peu une paire de chaussures neuves. Veiller à éviter la présence de coutures mal placée dans la chaussure. Acheter ses chaussures de sport plutôt en fin de journée (car les pieds gonflent un peu) Ne pas trop serrer ses chaussures, à discuter avec le vendeur mais parfois choisir une demi-pointure de plus.<br />
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Chaussettes en coton plutôt qu’en synthétique ; pas de chaussettes trop grandes qui pourraient faire des plis. Certains sportifs portent des chaussettes à « doigts séparés » avec souvent des résultats intéressants. <br />
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UNE ASTUCE qui fonctionne bien et qu’adoptent de nombreux sportifs: porter des « doubles chaussettes » (vente dans les grandes surfaces du sport comme INTERSPORT)<br />
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Eviter l’humidité des chaussures : bien les faire sécher et les aérer (pas dans un local réduit) après un entraînement de même qu’il faut toujours sortir les semelles orthopédiques des chaussures le soir pour les aérer et qu’elles sèchent la nuit, voire même sécher l’intérieur avec un sèche-cheveux. Quitter rapidement ses chaussures de sport après l’entraînement.<br />
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Autre cause d’humidité de la chaussure : la transpiration : éviter le port de bottes, de chaussures fermées non aérée ; marcher en claquettes ou sandalettes chez soi.<br />
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Attention car une chaussure humide favorise l’apparition de mycoses et de surinfections.<br />
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Aux endroits sensibles (sauf si présence d’une ampoule ou d’une inflammation) on peut essayer, à titre préventif, de frictionner le soir avec un  petit jus de citron. Mais ensuite il faut bien rincer la région car le citron peut dessécher la peau. Puis bien masser la peau avec une pommade type NOK ou autre.<br />
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De nombreuses marques proposent des crèmes ou solutions anti-frottements.<br />
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Attention bien sûr aussi aux chaussures de ville « lookées sympa » mais fort peu confortables, et éviter une marche prolongée avec de nouvelles chaussures de ville.<br />
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Si un sportif présente de façon régulière une ampoule située toujours au même endroit, mettre un pansement à titre préventif.<br />
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Dans les zones exposées au contact on peut retrouver des « hyperkératoses » = la peau est épaissie comme de la « corne » ; il ne faut pas hésiter à consulter un Podologue du sport.<br />
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De toute façon je conseille très souvent à tous « mes » sportifs de consulter une fois par an un Podologue du sport (je précise bien « du sport ») OBJECTIFS : correction de troubles statiques et dynamiques, réflexion sur l’amorti, conseils sur le choix du chaussage de ville et de sport selon le type de pied et de dynamique du pied (« supinateur » ou « pronateur » ou « universel »), traitement des divers « bobos », prévention et traitement des mycoses, onychomycoses, verrues ; conseils sur la taille des ongles ; soins pour des ongles incarnés, etc. etc.<br />
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Chez un sportif qui présente souvent des ampoules s’impose de prendre l’avis d’un Podologue du sport. Ce spécialiste soignera l’ampoule mais proposera peut-être une SEMELLE pour répartir les points de pression, corriger d’éventuels troubles statiques et/ou dynamiques.<br />
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Pour éviter les ampoules  l’essentiel est d’avoir une hygiène des pieds irréprochable en permanence : laver correctement avec du savon, bien rincer, bien sécher avec une serviette éponge ; amincir les callosités de façon attentive et progressive par exemple avec une pierre ponce au sortir d’un bain de pieds, mais poncer un peu, pas trop fort, régulièrement.<br />
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BIEN AERER les pieds après tout entraînement ou marche ou match ou course : port de sandales ouvertes sur le devant ; pendant une marche prolongée, ne pas hésiter à s’arrêter régulièrement, retirer les chaussures et les chaussettes, aérer, laisser sécher, masser les pieds.<br />
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Le « tannage » des pieds avant  un objectif comme un marathon se met en place 4 semaines avant  la course : pendant les 3 premières semaines frictionner tous les matins la plante des pieds avec du jus de citron, puis la dernière semaine avant  la course appliquer en massant de façon appuyée matin et soir une crème qui augmente la résistance de la peau, par exemple une pommade de type « NOK » IL NE FAUT JAMAIS SE CONTENTER UNIQUEMENT DE TANNER car ça favorise l’apparition d’ampoules plus profonds ; à quelques heures d’intervalle il faut aussi bien MASSER régulièrement les zones fragiles avec une crème anti-frottements (NOK, PODOXINE, nombreuses autres marques) Certains coureurs à pied utilisent pour tanner les pieds un produit vétérinaire (je n’aime pas trop la relation « sportif-produit vétérinaire » ….  mais bon…) utilisé pour endurcir les « coussins » des pattes des chiens (TANOPLAST), je ne fais que citer cette technique.  Ces techniques de TANNAGE sont également à mettre en place avant  la reprise des entraînements dans les sports co : FOOT, HAND, BASKET, VOLLEY, qui sont des sports très exposés.<br />
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°°°Dès l’apparition d’une simple rougeur appliquer un pansement « hydrocolloïde » (encore appelé « deuxième peau ») pendant quelques jours, puis bien masser la zone concernée avec une pommade riche en vitamine A comme la pommade « AVIBON » MAIS ne pas dépasser une semaine d’application.<br />
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°°°Simple « cloque » : ne pas découper la peau qui représente en fait un « pansement naturel » ; désinfecter avec une solution antiseptique comme de la « BISEPTINE », percer l’ampoule à 2 endroits avec une aiguille stérile (en pharmacie ; ou une aiguille trempée plusieurs minutes dans de la « BISEPTINE »), puis encore bien désinfecter ; puis appliquer un pansement « double peau » type Compeed, ou « MEPILEX BORDER EM » (remboursé si votre médecin juge qu’il est utile de vous le prescrire)) ou « ALLEVYN BORDER GENTLE » 8cm * 8cm (également remboursé) ,et  si la localisation le permet, de recouvrir avec du strapp ou de l’élastoplaste pour comprimer un peu (NE SURTOUT PAS TROP SERRER) la zone pendant un ou deux jours, et surtout, chez un joueur de foot par exemple, ça permet de faire tenir le pansement ; MAIS avoir la sagesse de ne pas s’entraîner avec une ampoule déjà bien constituée ; de même que pendant 2-3 jours je conseille de marcher avec une chaussure mieux adaptée, plus large, plus souple, quitte à ressortir une paire de chaussures plus ancienne. SURTOUT porter des sandalettes ouvertes sur le devant dès la fin de l’activité sportive : LE PIED DOIT RESPIRER, c’est la MEILLEURE prévention (ampoules, mycoses) Le sportif qui va outre ce conseil de bon sens s’expose à aggraver l’ampoule, qui sera alors plus étendue en superficie mais aussi en profondeur, avec des risques d’ampoules profondes pouvant justifier un petit geste chirurgical. DONC SAVOIR ETRE PATIENT en interrompant son activité ou en l’adaptant pour que les appuis soient épargnés (exemple vélo chez un coureur à pied)<br />
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+++  Consulter le Podologue ou un médecin : surtout si l’ampoule est étendue, si elle est profonde, si elle s’est infectée, et de façon générale si elle est ouverte ; le Podologue ou le médecin découpera alors la peau avec du matériel stérile, prescrira des pansements « seconde peau », guidera sur la durée du repos nécessaire.</div>

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			<category domain="http://www.epsmaroc.org/forumdisplay.php?f=76">Physiologie</category>
			<dc:creator>hilali ahmed</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">http://www.epsmaroc.org/showthread.php?t=18849</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Nutrition Du Sport</title>
			<link>http://www.epsmaroc.org/showthread.php?t=18848&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 00:50:43 GMT</pubDate>
			<description>document pédagogique
LA NUTRITION DU SPORTIF: il s’agit du contenu d’une récente intervention dans un lycée (classes de seconde), où pendant 3 heures j’ai animé un échange très interactif avec les élèves et leur Professeur; ce document représente une base « de départ » pour s’imprégner des règles de bases. 
LA PERFORMANCE EST LE RESULTAT DE L’ADDITION DE TRES NOMBREUX DETAILS : l’entraînement, la rigueur, la technique, la tactique, la nutrition, les soins de kiné, les soins dentaires, les vaccinations, le suivi médical, les étirements, la qualité du sommeil, la préparation physique, les soins rapides en cas de blessures ou d’infection, l’hygiène de vie ; la nutrition ne représente donc qu’un des aspects de la vie saine du sportif.

Les points essentiels sont les suivants:

°°La nutrition d’un sportif n’a rien à voir avec la nutrition d’un sujet au repos; il ne s’agit donc pas d’une prise en charge « diététique », mais d’une prise en charge assurée par un médecin ou un diététicien possédant une qualification en nutrition du sport (Diplôme universitaire ou Doctorat) En effet, à l’effort, interviennent des processus énergétiques, hormonaux, physiologiques, biologiques spécifiques dont il faut tenir compte pour la nutrition. L’expérience sur le terrain, savoir comment « fonctionne » le sportif, connaître les contraintes du sport de haut niveau, représentent également un atout essentiel.


°°Dans le haut niveau le nutritionniste travaillera en collaboration avec le staff du sportif = entraîneur, médecin, kiné, etc. = notion +++++ de travail d’équipe.

°°Niveau sportif : bien évidemment le degré de prise en charge sera différent selon que l’on s’adresse à un sportif « loisir, plaisir », à un sportif amateur qui pratique la compétition, et à un sportif de haut niveau amateur ou professionnel.

 °°Les conseils seront bien évidemment adaptés en fonction du sport pratiqué (par exemple : boxe, foot, vélo), et dans un même sport en fonction de la discipline (athlétisme : par exemple sprint, décathlon, marathon)


°°La prise en charge nutritionnelle peut permettre de répondre à plusieurs objectifs:

– Perdre du poids: maigrir c’est perdre de la masse grasse et surtout pas de la masse musculaire; on raisonnera donc en terme de « pourcentage de masse grasse ». Le but sera d’obtenir le % de masse grasse optimal, même si parfois il n’y a pas de poids à perdre.


– Nutrition équilibrée et variée tout au long de l’année, seul moyen pour que l’organisme dispose de tout ce dont il a besoin pour le bien être et la performance.

 – Nutrition et entraînements.
                    

– Nutrition et compétition:

    * Les jours qui précèdent

    * Le(s) jour(s) de compétition 

    * La récupération = apporter à l’organisme une partie de ce qui a été perdu pendant l’effort, par exemple sucre – acides aminés – sodium – potassium, chaque sport chaque sportif chaque épreuve sont différents)

– Existence éventuelle d’une pathologie (diabète, hypertension par exemple) 

 – Conseils adaptés à des situations telles que : le décalage horaire, le temps froid, la chaleur, l’altitude.

– Conseils adaptés aux habitudes, à la culture du sportif, à sa religion, à ses goûts alimentaires : Ramadan, végétarisme (pas de viande), végétalisme (exclusion de toutes les chairs animales et de tout ce que produisent les animaux : laitages, œufs, miel, etc.), lieu où il consomme ses repas.

°° Ne jamais négliger l’aspect plaisir lorsque l’on coache la nutrition d’un sportif. C’est encore plus vrai chez le sportif de haut niveau qui fait déjà de nombreux sacrifices dans son quotidien.

 °°Il s’agit d’une prise en charge qui s’inscrit sur la durée; une nutrition adaptée ne s’élabore pas à quelques jours d’une compétition, elle fait l’objet de réglages progressifs, qui devront être testés lors des entraînements si le sportif pratique des compétitions. ET LE SPORTIF VA ETRE VIGILANT SUR SA NUTRITION TOUT AU LONG DE L’ANNEE

  °°Il est essentiel d’expliquer au sportif les raisons des conseils qui lui sont donnés : c’est quand on sait pourquoi il faut ou il ne faut pas faire quelque chose, qu’on le met en pratique plus facilement; donc ne pas négliger l’aspect éducatif, pédagogique.

 à Savoir communiquer avec le sportif, lui parler en fonction de son savoir, de son niveau de compréhension, l’encourager, le motiver, aller sur le terrain.

LES PRINCIPES ESSENTIELS :                                                                                

. Une nutrition variée, équilibrée, simple, diversifiée, non sophistiquée représente le meilleur moyen pour disposer d’un corps en bonne santé et pour faciliter la performance. Des féculents, des légumes verts cuits, des crudités, du poisson (pas du poisson pané ni enrobé de fromage …), des fruits, boire de l’eau à table et pas des boissons sucrées ou du jus de fruit ; je ne détaille pas mais en résumé il faut des apports d’énergie équilibrés entre les GLUCIDES (55% de la ration quotidienne environ), les LIPIDES (25% environ), les PROTEINES (20% environ), des minéraux (sel, potassium etc.), des vitamines (A,B,C,D etc.), des oligoéléments (Zinc, Cuivre, etc.), du Fer etc. Un sportif a besoin de carburant de très bonne qualité avant –pendant-après l’effort. C’est comme une voiture de course : il faut du « super-carburant »

 . Manger des pâtes tous les jours c’est NUL : il faut varier les sucres lents : pâtes cuites « al dente » c’est à dire 7-8 minutes pas plus ; pommes de terre cuites avec la peau à la vapeur ; riz plutôt « basmati », légumes secs (le sportif devrait en manger 3 fois par semaine, mais pas la veille ni le jour d’une compétition…) : lentilles, haricots rouges, pois chiches ; semoule ; pain complet ou aux céréales. Les sucres « lents » permettent de constituer de bons sucres (glucides) en réserve, ils assurent un maintien prolongé de glucose dans le sang, donc du carburant pendant l’effort.

 .Le sportif ne mange pas assez de légumes verts cuits, de crudités et de fruits (fibres), il boit trop de jus de fruits et de sodas, trop de sucres « rapides » (sucre, confiseries, biscuits, pain blanc, hamburgers, glaces, etc.), trop d’aliments gras : pizza au fromage, danettes, Nutella, crèmes dessert. Je sais bien que les fruits et les légumes sont chers, ça correspond à une réalité de terrain ; MAIS un vrai sportif est rarement addict à Internet et à son téléphone portable; quant au prix du tabac je n’en parle même pas. Il faut aussi réfléchir aux prix des boissons du commerce, au prix de certaines fringues et des nombreux gadgets du quotidien. Dans une grande surface discount une boite de haricots verts coûte moins cher qu’un litre et demi de Coca. Un yaourt nature coute moins cher qu’une danette « machin-truc » LE SPORTIF DISPOSE D’UN MENTAL, D’UNE VOLONTE QUI L’AMENENT A FAIRE QUELQUES SACRIFICES DANS SES CHOIX DE VIE

 .ATTENTION : j’ai bien précisé que la notion de PLAISIR de l’alimentation est ESSENTIELLE, et si un sportif qui est vigilant sur sa nutrition il pourra s’accorder des moments festifs partagés entre copains, en famille ; je n’ai jamais interdit un Mac Do ou un Quick 2 fois par semaine au maximum à condition de « faire le métier » le reste de la semaine.

.Jamais d’exercice physique en étant à jeun depuis plus de 4h, sinon il faut consommer une collation 90 minutes avant : 2 tranches de pain d’épices ou 2 biscottes aux céréales avec un peu de confiture, ou 2-4 biscuits qui sont de bons sucres lents comme les  « biscuits LU aux céréales complètes, un peu de jus de fruits ou du thé.

 .Ne pas boire trop de lait car long à digérer et les protéines et les glucides (lactose) qu’il contient sont de médiocre qualité et quelquefois mal tolérés d’un point de vue digestif ; manger plutôt un peu de fromage le midi et 2 yaourts par jour. Jamais de lait le jour d’une compétition.


. Ne pas boire trop de boissons sucrées (coca, sodas sirop de fruit) ni trop de jus de fruits : ce sont des sucres rapides qui apportent du carburant pendant trop peu de temps. Et au repos ces « sucres rapides » se transforment partiellement en graisses, donc ça fait aussi grossir, sans parler du problème des caries.
                                                           

.Pendant un effort d’une durée supérieure à une bonne heure il faut que les muscles qui travaillent disposent du carburant nécessaire :

    * Pourquoi : parce que l’énergie nécessaire pendant l’effort est apportée par la combustion de 3 carburants : le glucose, les lipides (graisses), les protéines.

     * Les lipides : les réserves du corps sont inépuisables, donc pas la peine d’en apporter avant  l’effort ni pendant l’effort. Les lipides servent de carburant surtout dans les efforts de faible ou moyenne intensité.

    * Les glucides : les réserves de l’organisme sont épuisables, donc il faut en apporter avant  et pendant l’effort; ce carburant sert surtout si l’intensité de l’effort est soutenue. Et il met l’organisme à l’abri d’une hypoglycémie (= chute du taux de sucre dans le sang)

SI JE PARS FAIRE UN TOUR EN VOITURE, JE METS DU CARBURANT AVANT  DE PARTIR, si la distance est longue J’ENTRETIENS LE CARBURANT PENDANT, et après que je sois arrivé JE REFAIS LE PLEIN DE CARBURANT ; ce carburant ce sont les GLUCIDES (= les sucres)

    * Avant  l’effort (= ça permet de constituer des réserves dans les muscles et dans le foie) COMMENT = avec les repas qui précèdent plus l’épreuve est longue plus il faut s’y prendre avant, jusqu’à 3 jours avant comme un marathon par exemple ; si effort de 2 heures le repas qui précède suffira (exemple un match de foot ou de tennis); repas = riche en « sucres lents » : cf. liste déjà précisée. La consommation de glucides pendant l’effort permet donc de « remplir les batteries », de « faire le plein de carburant » : avant  l’effort ces glucides se stockent dans les muscles et dans le foie, et pendant l’effort ils seront progressivement transmis aux muscles qui travaillent.

     * Pendant l’effort pour « entretenir le niveau du carburant glucidique » : si pendant un effort de 90 minutes ou plus j’apporte régulièrement des glucides, je divise par 2 la vitesse à laquelle je vais « taper » dans mes propres réserves de glucides situées dans mes muscles et dans mon foie) J’apporte ces glucides par l’intermédiaire d’une boisson un peu sucrée (par exemple eau plate plus un bon centimètre de sirop de fruits (ou de miel) que je vais consommer régulièrement pendant toute la durée de l’effort. Si l’effort sportif est de longue durée, je peux aussi amener du carburant glucidique sous forme de barres de céréales (peu grasses, vérifier le % de graisses qui doit être inférieur à 10%) ou de pâtes de fruits. Boire et manger un petit peu par un petit peu dès le début de l’effort.

 
    * APRES L’EFFORT : on le verra tout à l’heure dans la « récupération » 

    * Les protéines : je n’en parle pas car elles concernent des efforts intenses, de durée prolongée. Le principe : pour une très longue épreuve le sportif va consommer des apports « d’acides aminés » quelques heures avant  le début de l’effort, afin de moins « taper » dans ses propres réserves musculaires pendant l’effort.

.Le dernier repas avant  le début de l’effort doit dater de plus de 3 heures, car il n’est pas possible de débuter un effort en poursuivant sa digestion.

Pourquoi il faut boire pendant l’effort:

NOTIONS SIMPLES MAIS ESSENTIELLES

Pendant l’effort la contraction des muscles dégage de la chaleur, c’est comme un moteur ! Il faut donc du liquide pour « refroidir » ! Il faut donc boire.

Si on ne boit pas pendant un effort qui dure plus d’une heure : on se déshydrate (= on perd de l’eau), la T° du corps augmente, on a mal à la tête, assez rapidement des nausées, les muscles et les tendons qui sont mal hydratés vont se blesser, on perd de la lucidité, les réflexes sont altérés. Cela peut aller jusqu’au coup de chaleur avec parfois des conséquences dramatiques. SURTOUT UN SPORTIF QUI NE BOIT PAS ASSEZ PERD DE LA FORCE (10% de perte de force si 1% de perte de poids par perte d’eau)

LES CONSEILS POUR S’HYDRATER :

     * Ne pas attendre d’avoir soif pour boire (quand on a soif c’est qu’on est déjà déshydraté) ; au MINIMUM boire 500ml par heure, UN PETIT PEU PAR UN PETIT PEU, par exemple 2 gorgées toutes les 15 minutes. Boire tranquillement, lentement.


    * Boire quoi : de l’eau plate avec du sucre et du sel, le corps ne demande RIEN d’autre ; environ un centimètre de sirop de fruits par 500ml d’eau, et une pincée de sel par 500ml de boisson et par 10° de T° ; exemple 25° = 7 bonnes pincées de sel pour un litre et demi de boisson. POURQUOI il faut SALER ???? parce que quand on transpire on perd du sel parce que la sueur contient du sel ; et si pendant l’effort le taux de sodium dans le sang baisse trop on va avoir des crampes et surtout on se déshydrate très vite et la réhydratation après l’effort sera moins bonne. Plus il fait froid plus il faut sucrer (car lutter contre le froid demande une plus grosse dépense d’énergie), plus il fait chaud moins il faut sucrer mais plus il faut saler. Ne pas boire glacé ni gazeux pendant l’effort (risques digestifs)

 QUE FAIRE POUR BIEN RECUPERER APRES L’EFFORT ??

S’il s’agit d’un effort de moins d’une heure pendant lequel on a peu transpiré : boire de l’eau plate suffit, régulièrement pendant 2-3 heures.

D’abord boire un peu de Vichy St Yorre (un bon verre) tranquillement en 2-3 minutes : ça réhydrate, ça apporte un peu d sel surtout si on a beaucoup transpiré, et ça retire un peu d’acide lactique.

 Puis boire sucré (coca, soda, sirop de fruits) car ça refait en partie le plein de carburant glucidique qui a été épuisé pendant l’effort ; éviter de boire glacé (risque de troubles digestifs)

Puis une petite collation sucrée et « alcaline » (alcalin = anti-acide, qui « taponne » l’acidité du sang liée à la production d’acide lactique pendant l’effort surtout si cet effort a été intense), par exemple un yaourt aux fruits et une compote de fruits. Cette collation est à consommer environ une heure après la fin de l’effort.

Le meilleur repère pour s’assurer qu’on s’est bien réhydraté : les dernières urines du soir doivent être claires « comme de l’eau », sinon il faut boire un peu avant  le coucher. La nuit je conseille toujours d’avoir à portée de la main une bouteille d’eau (eau du robinet, c’est très bien) pour boire quelques gorgées en cas de réveil nocturne.

Alcool et sport : l’alcool apporte des calories dont le muscle ne se servira pas : l’alcool produit de la chaleur, c’est tout ; le sportif se déshydrate vite, et bien sûr il ne présentera pas la lucidité pour gérer son effort ; un « VRAI » sportif RESPECTE SON CORPS ; donc jamais avant , bien sûr jamais pendant ; je déconseille après ; mais on a du mal à interdire une bière après une grosse séance d’entraînement ou un match ou une compétition pendant laquelle il a fait très chaud et le sportif a beaucoup transpiré ; cette bière sera à moins de 6 degrés, et de volume maximum de 250ml. Et je répète bien que ce n’est pas obligatoire et que je le déconseille. Ça fait monter la T° du corps.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>document pédagogique<br />
LA NUTRITION DU SPORTIF: il s’agit du contenu d’une récente intervention dans un lycée (classes de seconde), où pendant 3 heures j’ai animé un échange très interactif avec les élèves et leur Professeur; ce document représente une base « de départ » pour s’imprégner des règles de bases. <br />
LA PERFORMANCE EST LE RESULTAT DE L’ADDITION DE TRES NOMBREUX DETAILS : l’entraînement, la rigueur, la technique, la tactique, la nutrition, les soins de kiné, les soins dentaires, les vaccinations, le suivi médical, les étirements, la qualité du sommeil, la préparation physique, les soins rapides en cas de blessures ou d’infection, l’hygiène de vie ; la nutrition ne représente donc qu’un des aspects de la vie saine du sportif.<br />
<br />
Les points essentiels sont les suivants:<br />
<br />
°°La nutrition d’un sportif n’a rien à voir avec la nutrition d’un sujet au repos; il ne s’agit donc pas d’une prise en charge « diététique », mais d’une prise en charge assurée par un médecin ou un diététicien possédant une qualification en nutrition du sport (Diplôme universitaire ou Doctorat) En effet, à l’effort, interviennent des processus énergétiques, hormonaux, physiologiques, biologiques spécifiques dont il faut tenir compte pour la nutrition. L’expérience sur le terrain, savoir comment « fonctionne » le sportif, connaître les contraintes du sport de haut niveau, représentent également un atout essentiel.<br />
<br />
<br />
°°Dans le haut niveau le nutritionniste travaillera en collaboration avec le staff du sportif = entraîneur, médecin, kiné, etc. = notion +++++ de travail d’équipe.<br />
<br />
°°Niveau sportif : bien évidemment le degré de prise en charge sera différent selon que l’on s’adresse à un sportif « loisir, plaisir », à un sportif amateur qui pratique la compétition, et à un sportif de haut niveau amateur ou professionnel.<br />
<br />
 °°Les conseils seront bien évidemment adaptés en fonction du sport pratiqué (par exemple : boxe, foot, vélo), et dans un même sport en fonction de la discipline (athlétisme : par exemple sprint, décathlon, marathon)<br />
<br />
<br />
°°La prise en charge nutritionnelle peut permettre de répondre à plusieurs objectifs:<br />
<br />
– Perdre du poids: maigrir c’est perdre de la masse grasse et surtout pas de la masse musculaire; on raisonnera donc en terme de « pourcentage de masse grasse ». Le but sera d’obtenir le % de masse grasse optimal, même si parfois il n’y a pas de poids à perdre.<br />
<br />
<br />
– Nutrition équilibrée et variée tout au long de l’année, seul moyen pour que l’organisme dispose de tout ce dont il a besoin pour le bien être et la performance.<br />
<br />
 – Nutrition et entraînements.<br />
                    <br />
<br />
– Nutrition et compétition:<br />
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    * Les jours qui précèdent<br />
<br />
    * Le(s) jour(s) de compétition <br />
<br />
    * La récupération = apporter à l’organisme une partie de ce qui a été perdu pendant l’effort, par exemple sucre – acides aminés – sodium – potassium, chaque sport chaque sportif chaque épreuve sont différents)<br />
<br />
– Existence éventuelle d’une pathologie (diabète, hypertension par exemple) <br />
<br />
 – Conseils adaptés à des situations telles que : le décalage horaire, le temps froid, la chaleur, l’altitude.<br />
<br />
– Conseils adaptés aux habitudes, à la culture du sportif, à sa religion, à ses goûts alimentaires : Ramadan, végétarisme (pas de viande), végétalisme (exclusion de toutes les chairs animales et de tout ce que produisent les animaux : laitages, œufs, miel, etc.), lieu où il consomme ses repas.<br />
<br />
°° Ne jamais négliger l’aspect plaisir lorsque l’on coache la nutrition d’un sportif. C’est encore plus vrai chez le sportif de haut niveau qui fait déjà de nombreux sacrifices dans son quotidien.<br />
<br />
 °°Il s’agit d’une prise en charge qui s’inscrit sur la durée; une nutrition adaptée ne s’élabore pas à quelques jours d’une compétition, elle fait l’objet de réglages progressifs, qui devront être testés lors des entraînements si le sportif pratique des compétitions. ET LE SPORTIF VA ETRE VIGILANT SUR SA NUTRITION TOUT AU LONG DE L’ANNEE<br />
<br />
  °°Il est essentiel d’expliquer au sportif les raisons des conseils qui lui sont donnés : c’est quand on sait pourquoi il faut ou il ne faut pas faire quelque chose, qu’on le met en pratique plus facilement; donc ne pas négliger l’aspect éducatif, pédagogique.<br />
<br />
 à Savoir communiquer avec le sportif, lui parler en fonction de son savoir, de son niveau de compréhension, l’encourager, le motiver, aller sur le terrain.<br />
<br />
LES PRINCIPES ESSENTIELS :                                                                                <br />
<br />
. Une nutrition variée, équilibrée, simple, diversifiée, non sophistiquée représente le meilleur moyen pour disposer d’un corps en bonne santé et pour faciliter la performance. Des féculents, des légumes verts cuits, des crudités, du poisson (pas du poisson pané ni enrobé de fromage …), des fruits, boire de l’eau à table et pas des boissons sucrées ou du jus de fruit ; je ne détaille pas mais en résumé il faut des apports d’énergie équilibrés entre les GLUCIDES (55% de la ration quotidienne environ), les LIPIDES (25% environ), les PROTEINES (20% environ), des minéraux (sel, potassium etc.), des vitamines (A,B,C,D etc.), des oligoéléments (Zinc, Cuivre, etc.), du Fer etc. Un sportif a besoin de carburant de très bonne qualité avant –pendant-après l’effort. C’est comme une voiture de course : il faut du « super-carburant »<br />
<br />
 . Manger des pâtes tous les jours c’est NUL : il faut varier les sucres lents : pâtes cuites « al dente » c’est à dire 7-8 minutes pas plus ; pommes de terre cuites avec la peau à la vapeur ; riz plutôt « basmati », légumes secs (le sportif devrait en manger 3 fois par semaine, mais pas la veille ni le jour d’une compétition…) : lentilles, haricots rouges, pois chiches ; semoule ; pain complet ou aux céréales. Les sucres « lents » permettent de constituer de bons sucres (glucides) en réserve, ils assurent un maintien prolongé de glucose dans le sang, donc du carburant pendant l’effort.<br />
<br />
 .Le sportif ne mange pas assez de légumes verts cuits, de crudités et de fruits (fibres), il boit trop de jus de fruits et de sodas, trop de sucres « rapides » (sucre, confiseries, biscuits, pain blanc, hamburgers, glaces, etc.), trop d’aliments gras : pizza au fromage, danettes, Nutella, crèmes dessert. Je sais bien que les fruits et les légumes sont chers, ça correspond à une réalité de terrain ; MAIS un vrai sportif est rarement addict à Internet et à son téléphone portable; quant au prix du tabac je n’en parle même pas. Il faut aussi réfléchir aux prix des boissons du commerce, au prix de certaines fringues et des nombreux gadgets du quotidien. Dans une grande surface discount une boite de haricots verts coûte moins cher qu’un litre et demi de Coca. Un yaourt nature coute moins cher qu’une danette « machin-truc » LE SPORTIF DISPOSE D’UN MENTAL, D’UNE VOLONTE QUI L’AMENENT A FAIRE QUELQUES SACRIFICES DANS SES CHOIX DE VIE<br />
<br />
 .ATTENTION : j’ai bien précisé que la notion de PLAISIR de l’alimentation est ESSENTIELLE, et si un sportif qui est vigilant sur sa nutrition il pourra s’accorder des moments festifs partagés entre copains, en famille ; je n’ai jamais interdit un Mac Do ou un Quick 2 fois par semaine au maximum à condition de « faire le métier » le reste de la semaine.<br />
<br />
.Jamais d’exercice physique en étant à jeun depuis plus de 4h, sinon il faut consommer une collation 90 minutes avant : 2 tranches de pain d’épices ou 2 biscottes aux céréales avec un peu de confiture, ou 2-4 biscuits qui sont de bons sucres lents comme les  « biscuits LU aux céréales complètes, un peu de jus de fruits ou du thé.<br />
<br />
 .Ne pas boire trop de lait car long à digérer et les protéines et les glucides (lactose) qu’il contient sont de médiocre qualité et quelquefois mal tolérés d’un point de vue digestif ; manger plutôt un peu de fromage le midi et 2 yaourts par jour. Jamais de lait le jour d’une compétition.<br />
<br />
<br />
. Ne pas boire trop de boissons sucrées (coca, sodas sirop de fruit) ni trop de jus de fruits : ce sont des sucres rapides qui apportent du carburant pendant trop peu de temps. Et au repos ces « sucres rapides » se transforment partiellement en graisses, donc ça fait aussi grossir, sans parler du problème des caries.<br />
                                                           <br />
<br />
.Pendant un effort d’une durée supérieure à une bonne heure il faut que les muscles qui travaillent disposent du carburant nécessaire :<br />
<br />
    * Pourquoi : parce que l’énergie nécessaire pendant l’effort est apportée par la combustion de 3 carburants : le glucose, les lipides (graisses), les protéines.<br />
<br />
     * Les lipides : les réserves du corps sont inépuisables, donc pas la peine d’en apporter avant  l’effort ni pendant l’effort. Les lipides servent de carburant surtout dans les efforts de faible ou moyenne intensité.<br />
<br />
    * Les glucides : les réserves de l’organisme sont épuisables, donc il faut en apporter avant  et pendant l’effort; ce carburant sert surtout si l’intensité de l’effort est soutenue. Et il met l’organisme à l’abri d’une hypoglycémie (= chute du taux de sucre dans le sang)<br />
<br />
SI JE PARS FAIRE UN TOUR EN VOITURE, JE METS DU CARBURANT AVANT  DE PARTIR, si la distance est longue J’ENTRETIENS LE CARBURANT PENDANT, et après que je sois arrivé JE REFAIS LE PLEIN DE CARBURANT ; ce carburant ce sont les GLUCIDES (= les sucres)<br />
<br />
    * Avant  l’effort (= ça permet de constituer des réserves dans les muscles et dans le foie) COMMENT = avec les repas qui précèdent plus l’épreuve est longue plus il faut s’y prendre avant, jusqu’à 3 jours avant comme un marathon par exemple ; si effort de 2 heures le repas qui précède suffira (exemple un match de foot ou de tennis); repas = riche en « sucres lents » : cf. liste déjà précisée. La consommation de glucides pendant l’effort permet donc de « remplir les batteries », de « faire le plein de carburant » : avant  l’effort ces glucides se stockent dans les muscles et dans le foie, et pendant l’effort ils seront progressivement transmis aux muscles qui travaillent.<br />
<br />
     * Pendant l’effort pour « entretenir le niveau du carburant glucidique » : si pendant un effort de 90 minutes ou plus j’apporte régulièrement des glucides, je divise par 2 la vitesse à laquelle je vais « taper » dans mes propres réserves de glucides situées dans mes muscles et dans mon foie) J’apporte ces glucides par l’intermédiaire d’une boisson un peu sucrée (par exemple eau plate plus un bon centimètre de sirop de fruits (ou de miel) que je vais consommer régulièrement pendant toute la durée de l’effort. Si l’effort sportif est de longue durée, je peux aussi amener du carburant glucidique sous forme de barres de céréales (peu grasses, vérifier le % de graisses qui doit être inférieur à 10%) ou de pâtes de fruits. Boire et manger un petit peu par un petit peu dès le début de l’effort.<br />
<br />
 <br />
    * APRES L’EFFORT : on le verra tout à l’heure dans la « récupération » <br />
<br />
    * Les protéines : je n’en parle pas car elles concernent des efforts intenses, de durée prolongée. Le principe : pour une très longue épreuve le sportif va consommer des apports « d’acides aminés » quelques heures avant  le début de l’effort, afin de moins « taper » dans ses propres réserves musculaires pendant l’effort.<br />
<br />
.Le dernier repas avant  le début de l’effort doit dater de plus de 3 heures, car il n’est pas possible de débuter un effort en poursuivant sa digestion.<br />
<br />
Pourquoi il faut boire pendant l’effort:<br />
<br />
NOTIONS SIMPLES MAIS ESSENTIELLES<br />
<br />
Pendant l’effort la contraction des muscles dégage de la chaleur, c’est comme un moteur ! Il faut donc du liquide pour « refroidir » ! Il faut donc boire.<br />
<br />
Si on ne boit pas pendant un effort qui dure plus d’une heure : on se déshydrate (= on perd de l’eau), la T° du corps augmente, on a mal à la tête, assez rapidement des nausées, les muscles et les tendons qui sont mal hydratés vont se blesser, on perd de la lucidité, les réflexes sont altérés. Cela peut aller jusqu’au coup de chaleur avec parfois des conséquences dramatiques. SURTOUT UN SPORTIF QUI NE BOIT PAS ASSEZ PERD DE LA FORCE (10% de perte de force si 1% de perte de poids par perte d’eau)<br />
<br />
LES CONSEILS POUR S’HYDRATER :<br />
<br />
     * Ne pas attendre d’avoir soif pour boire (quand on a soif c’est qu’on est déjà déshydraté) ; au MINIMUM boire 500ml par heure, UN PETIT PEU PAR UN PETIT PEU, par exemple 2 gorgées toutes les 15 minutes. Boire tranquillement, lentement.<br />
<br />
<br />
    * Boire quoi : de l’eau plate avec du sucre et du sel, le corps ne demande RIEN d’autre ; environ un centimètre de sirop de fruits par 500ml d’eau, et une pincée de sel par 500ml de boisson et par 10° de T° ; exemple 25° = 7 bonnes pincées de sel pour un litre et demi de boisson. POURQUOI il faut SALER ???? parce que quand on transpire on perd du sel parce que la sueur contient du sel ; et si pendant l’effort le taux de sodium dans le sang baisse trop on va avoir des crampes et surtout on se déshydrate très vite et la réhydratation après l’effort sera moins bonne. Plus il fait froid plus il faut sucrer (car lutter contre le froid demande une plus grosse dépense d’énergie), plus il fait chaud moins il faut sucrer mais plus il faut saler. Ne pas boire glacé ni gazeux pendant l’effort (risques digestifs)<br />
<br />
 QUE FAIRE POUR BIEN RECUPERER APRES L’EFFORT ??<br />
<br />
S’il s’agit d’un effort de moins d’une heure pendant lequel on a peu transpiré : boire de l’eau plate suffit, régulièrement pendant 2-3 heures.<br />
<br />
D’abord boire un peu de Vichy St Yorre (un bon verre) tranquillement en 2-3 minutes : ça réhydrate, ça apporte un peu d sel surtout si on a beaucoup transpiré, et ça retire un peu d’acide lactique.<br />
<br />
 Puis boire sucré (coca, soda, sirop de fruits) car ça refait en partie le plein de carburant glucidique qui a été épuisé pendant l’effort ; éviter de boire glacé (risque de troubles digestifs)<br />
<br />
Puis une petite collation sucrée et « alcaline » (alcalin = anti-acide, qui « taponne » l’acidité du sang liée à la production d’acide lactique pendant l’effort surtout si cet effort a été intense), par exemple un yaourt aux fruits et une compote de fruits. Cette collation est à consommer environ une heure après la fin de l’effort.<br />
<br />
Le meilleur repère pour s’assurer qu’on s’est bien réhydraté : les dernières urines du soir doivent être claires « comme de l’eau », sinon il faut boire un peu avant  le coucher. La nuit je conseille toujours d’avoir à portée de la main une bouteille d’eau (eau du robinet, c’est très bien) pour boire quelques gorgées en cas de réveil nocturne.<br />
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Alcool et sport : l’alcool apporte des calories dont le muscle ne se servira pas : l’alcool produit de la chaleur, c’est tout ; le sportif se déshydrate vite, et bien sûr il ne présentera pas la lucidité pour gérer son effort ; un « VRAI » sportif RESPECTE SON CORPS ; donc jamais avant , bien sûr jamais pendant ; je déconseille après ; mais on a du mal à interdire une bière après une grosse séance d’entraînement ou un match ou une compétition pendant laquelle il a fait très chaud et le sportif a beaucoup transpiré ; cette bière sera à moins de 6 degrés, et de volume maximum de 250ml. Et je répète bien que ce n’est pas obligatoire et que je le déconseille. Ça fait monter la T° du corps.</div>

]]></content:encoded>
			<category domain="http://www.epsmaroc.org/forumdisplay.php?f=76">Physiologie</category>
			<dc:creator>hilali ahmed</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">http://www.epsmaroc.org/showthread.php?t=18848</guid>
		</item>
		<item>
			<title>COURS Embryologie</title>
			<link>http://www.epsmaroc.org/showthread.php?t=18371&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Sat, 07 Aug 2010 19:42:19 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[CHAPITRE II LA FECONDATION
2.1. Définition
La fécondation est la fusion du gamète mâle avec le gamète femelle. Cette fusion aboutit à la formation d'une cellule unique : le zygote (ou embryon de stade 1 cellule). Elle a lieu dans l'ampoule de l'oviducte chez les mammifères et dans l'infundibulum chez les oiseaux. La fécondation est donc précédée par la libération de l'ovule : c'est la ponte ovulaire ou ovulation et la libération des spermatozoïdes ou éjaculation. La rencontre des deux gamètes s'opère à l'issue d'une insémination naturelle appelée aussi accouplement (ou coït) ou à l'issue d'une insémination artificielle (in vivo dans le tractus génital de la femelle ou in vitro en "éprouvette"). Chez la plupart des mammifères, si la rencontre n'a pas lieu endéans les heures qui suivent leur libération, les gamètes dégénèrent (tableau 2.1.)
Généralement, l'ovule non fécondé dégénère après quelques heures. Le spermatozoïde a une durée de vie équivalente ou légèrement supérieure avec quelques exceptions notées en gras. Dans le cas de la chauve-souris, cette fécondation différée est une adaptation au climat des zones tempérées. Les accouplements s'effectuent en automne et en hiver mais l'ovulation et la fécondation au printemps (i.e. Pipistrellus pipistrellus)
(1) La période de fécondabilité de l'ovule est plus importante chez la chienne car l'ovocyte expulsé doit réaliser ses deux divisions de maturation.

2.2. L'ovulation
L'ovulation est l'expulsion du complexe ovulaire à l'extérieur du follicule de de Graaf. Elle fait suite à la maturation et à la rupture d'un follicule mûr sous l'effet des hormones gonadotropes (FSH et LH). La maturation finale du follicule se fait sous l'influence de la FSH et sa rupture à la suite d'une décharge de LH. Cette décharge de LH entraîne aussi la reprise de la méiose (bloquée au stade dictyé, fin de prophase I) jusqu'au stade de métaphase II (ovocyte II). Ainsi l'ovocyte pondu se trouve au stade de métaphase II sauf chez la chienne et la renarde où il est encore au stade de métaphase I.
L'ovulation est spontanée chez la plupart des femelles domestiques sauf chez la chatte et la lapine où elle est provoquée par le coït et survient respectivement 26 et 10 heures plus tard. L'ovulation peut avoir lieu avant, pendant ou après l'œstrus et peut se produire alternativement sur chaque ovaire mais le plus souvent sur un seul ovaire à chaque cycle chez les espèces monotoques (Femme, jument, vache, chamelle,..). Chez les espèces polytoques (truie, chienne, chatte, lapine, petits ruminants...) plusieurs ovules sont libérés à partir de plusieurs follicules.
L'ovule pondu est capté par le pavillon de l'oviducte, hyperhémié lors de l'ovulation. Des adaptations telles qu'une fosse d'ovulation (jument) ou une bourse ovarique pratiquement fermée (chienne, chatte) ou partiellement fermée (truie) facilitent l'interception de l'ovule par le pavillon. Quelquefois, l'ovule tombe dans la cavité péritonéale où il dégénère pour être ensuite phagocyté par les macrophages. Arrivé dans le pavillon, sa progression dans l'oviducte est assurée par le flux des sécrétions tubaires, par les mouvements des cils de l'épithélium tubaire et par les contractions péristaltiques des parois de l'organe. L'embryon semble pouvoir agir sur son propre transit chez quelques espèces. Ainsi, seuls les embryons arrivent dans l'utérus chez la jument tandis que les ovules non fécondés restent bloqués dans l'oviducte pendant plusieurs mois. Chez la ratte et le hamster, les embryons passent plus rapidement dans l'utérus que les ovules non fécondés.
La corona radiata et les premières assises cellulaires de la granulosa sont éliminées pendant ou peu après l'ovulation sauf chez la jument où elles sont éliminées au sein du follicule mûr. 

2.3. Accouplement (ou insémination) et fécondation
2.3.1 Le sperme
Au cours du coït, une quantité variable de sperme est déposé soit dans le vagin (Femme, vache, brebis, lapine, carnivores) soit dans l'utérus (jument, truie, ratte, souris). Chez certains rongeurs, le produit de sécrétion d'une des glandes génitales (i.e. la glande de coagulation ou "coagulating gland") coagule après l'accouplement, formant un bouchon qui remplit le vagin (vaginal plug). Les tableaux n° 2.2 et 2.3 reprennent les caractéristiques du sperme de plusieurs espèces.


On constate qu'une infime minorité des spermatozoïdes arrive jusqu'à l'ampoule tubaire où se réalise la fécondation et que la variation interspécifique du nombre de spermatozoïdes dans l'ampoule (quelques dizaines à quelques milliers) est nettement moindre que la variation du nombre de spermatozoïdes éjaculés (50 millions à 18 milliards).
La femelle n'accepte le mâle que durant une courte période de son cycle sexuel généralement située un peu avant l'ovulation : les chaleurs (ou l'œstrus). Durant cette période, sous l'effet des œstrogènes, le col est ouvert et le mucus cervical se liquéfie, ce qui facilite le transit du sperme ou la pénétration du pénis dans l'utérus.
En insémination artificielle, il est essentiel de déposer le sperme dans l'utérus ou le canal cervical, même chez les espèces ou l'insémination naturelle est vaginale car une paillette de sperme ne contient que 0,2% (taureau) à 4% (bélier) du nombre de spermatozoïdes d'un éjaculat. 
La durée du coït varie suivant l'espèce. Elle est de quelques secondes chez la souris, 20 à 30 secondes chez les ruminants, 1 à 1,5 minutes chez l'étalon, 5 minutes chez le verrat et jusqu'à 30 minutes chez le chien. Chez cette dernière espèce, la contraction des muscles vaginaux empêche la déturgescence du gland en comprimant ses veines superficielles et donc le retrait du pénis.


2.3.2. Le transit spermatique dans les voies génitales femelles
La remontée des spermatozoïdes dans le tractus génital femelle est surtout facilité par :
1) les contractions musculaires du cervix, de l'utérus et de l'oviducte.
2) la présence de liquide utérin sécrété par les glandes endométriales.
et dans une bien moindre mesure par :
3) la mobilité propre des spermatozoïdes.
Arbitrairement on admet que le sperme est encore fécondant 24 heures après le coït (voir tableau n° 2.1) mais chez certaines espèces (chauves-souris, coq), le sperme peut rester fécondant dans les voies génitales femelles pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. 
Les ovules de volaille peuvent être fécondés de 2 à 21 jours après l'accouplement et même parfois jusque 42 jours après. La conservation des spermatozoïdes est assurée par des glandes tubaires spécialisées : les nids spermatiques. Ils sont localisés à la base de l'infundibulum, au voisinage du lieu de fécondation mais surtout dans la jonction utéro-vaginale. Cette jonction joue également un rôle sélectif important des spermatozoïdes en retenant et éliminant les moins mobiles. 
Chez la vache, on ne trouve plus de sperme mobile dans le vagin 5 à 6 heures après le coït, cependant dans le col, on en observe jusqu'à 40 heures après. Chez la jument, le sperme conserve sa capacité de fécondation pendant 3 à 4 jours après le coït et dans des cas exceptionnels jusqu'à 6 jours. Le cervix (ou jonction utéro-vaginale) forme un réservoir pour les spermatozoïdes d'où ils peuvent migrer vers les autres parties du tractus génital femelle.
Sur plusieurs millions ou milliards de spermatozoïdes déposés dans le vagin ou l'utérus, généralement moins de mille parviennent à l'ampoule tubaire, lieu de la fécondation (tableau n° 2.2). L'élimination se fait principalement dans le vagin par phagocytose et le long du tractus utéro-tubaire. Une partie se retrouve dans la cavité péritonéale via l'ouverture du pavillon où ils finiront par être phagocytés.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>CHAPITRE II LA FECONDATION<br />
<div align="left"><font color="Indigo">2.1. Définition<br />
La fécondation est la fusion du gamète mâle avec le gamète femelle. Cette fusion aboutit à la formation d'une cellule unique : le zygote (ou embryon de stade 1 cellule). Elle a lieu dans l'ampoule de l'oviducte chez les mammifères et dans l'infundibulum chez les oiseaux. La fécondation est donc précédée par la libération de l'ovule : c'est la ponte ovulaire ou ovulation et la libération des spermatozoïdes ou éjaculation. La rencontre des deux gamètes s'opère à l'issue d'une insémination naturelle appelée aussi accouplement (ou coït) ou à l'issue d'une insémination artificielle (in vivo dans le tractus génital de la femelle ou in vitro en &quot;éprouvette&quot;). Chez la plupart des mammifères, si la rencontre n'a pas lieu endéans les heures qui suivent leur libération, les gamètes dégénèrent (tableau 2.1.)<br />
Généralement, l'ovule non fécondé dégénère après quelques heures. Le spermatozoïde a une durée de vie équivalente ou légèrement supérieure avec quelques exceptions notées en gras. Dans le cas de la chauve-souris, cette fécondation différée est une adaptation au climat des zones tempérées. Les accouplements s'effectuent en automne et en hiver mais l'ovulation et la fécondation au printemps (i.e. Pipistrellus pipistrellus)<br />
(1) La période de fécondabilité de l'ovule est plus importante chez la chienne car l'ovocyte expulsé doit réaliser ses deux divisions de maturation.<br />
<br />
2.2. L'ovulation<br />
L'ovulation est l'expulsion du complexe ovulaire à l'extérieur du follicule de de Graaf. Elle fait suite à la maturation et à la rupture d'un follicule mûr sous l'effet des hormones gonadotropes (FSH et LH). La maturation finale du follicule se fait sous l'influence de la FSH et sa rupture à la suite d'une décharge de LH. Cette décharge de LH entraîne aussi la reprise de la méiose (bloquée au stade dictyé, fin de prophase I) jusqu'au stade de métaphase II (ovocyte II). Ainsi l'ovocyte pondu se trouve au stade de métaphase II sauf chez la chienne et la renarde où il est encore au stade de métaphase I.<br />
L'ovulation est spontanée chez la plupart des femelles domestiques sauf chez la chatte et la lapine où elle est provoquée par le coït et survient respectivement 26 et 10 heures plus tard. L'ovulation peut avoir lieu avant, pendant ou après l'œstrus et peut se produire alternativement sur chaque ovaire mais le plus souvent sur un seul ovaire à chaque cycle chez les espèces monotoques (Femme, jument, vache, chamelle,..). Chez les espèces polytoques (truie, chienne, chatte, lapine, petits ruminants...) plusieurs ovules sont libérés à partir de plusieurs follicules.<br />
L'ovule pondu est capté par le pavillon de l'oviducte, hyperhémié lors de l'ovulation. Des adaptations telles qu'une fosse d'ovulation (jument) ou une bourse ovarique pratiquement fermée (chienne, chatte) ou partiellement fermée (truie) facilitent l'interception de l'ovule par le pavillon. Quelquefois, l'ovule tombe dans la cavité péritonéale où il dégénère pour être ensuite phagocyté par les macrophages. Arrivé dans le pavillon, sa progression dans l'oviducte est assurée par le flux des sécrétions tubaires, par les mouvements des cils de l'épithélium tubaire et par les contractions péristaltiques des parois de l'organe. L'embryon semble pouvoir agir sur son propre transit chez quelques espèces. Ainsi, seuls les embryons arrivent dans l'utérus chez la jument tandis que les ovules non fécondés restent bloqués dans l'oviducte pendant plusieurs mois. Chez la ratte et le hamster, les embryons passent plus rapidement dans l'utérus que les ovules non fécondés.<br />
La corona radiata et les premières assises cellulaires de la granulosa sont éliminées pendant ou peu après l'ovulation sauf chez la jument où elles sont éliminées au sein du follicule mûr. <br />
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2.3. Accouplement (ou insémination) et fécondation<br />
2.3.1 Le sperme<br />
Au cours du coït, une quantité variable de sperme est déposé soit dans le vagin (Femme, vache, brebis, lapine, carnivores) soit dans l'utérus (jument, truie, ratte, souris). Chez certains rongeurs, le produit de sécrétion d'une des glandes génitales (i.e. la glande de coagulation ou &quot;coagulating gland&quot;) coagule après l'accouplement, formant un bouchon qui remplit le vagin (vaginal plug). Les tableaux n° 2.2 et 2.3 reprennent les caractéristiques du sperme de plusieurs espèces.<br />
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On constate qu'une infime minorité des spermatozoïdes arrive jusqu'à l'ampoule tubaire où se réalise la fécondation et que la variation interspécifique du nombre de spermatozoïdes dans l'ampoule (quelques dizaines à quelques milliers) est nettement moindre que la variation du nombre de spermatozoïdes éjaculés (50 millions à 18 milliards).<br />
La femelle n'accepte le mâle que durant une courte période de son cycle sexuel généralement située un peu avant l'ovulation : les chaleurs (ou l'œstrus). Durant cette période, sous l'effet des œstrogènes, le col est ouvert et le mucus cervical se liquéfie, ce qui facilite le transit du sperme ou la pénétration du pénis dans l'utérus.<br />
En insémination artificielle, il est essentiel de déposer le sperme dans l'utérus ou le canal cervical, même chez les espèces ou l'insémination naturelle est vaginale car une paillette de sperme ne contient que 0,2% (taureau) à 4% (bélier) du nombre de spermatozoïdes d'un éjaculat. <br />
La durée du coït varie suivant l'espèce. Elle est de quelques secondes chez la souris, 20 à 30 secondes chez les ruminants, 1 à 1,5 minutes chez l'étalon, 5 minutes chez le verrat et jusqu'à 30 minutes chez le chien. Chez cette dernière espèce, la contraction des muscles vaginaux empêche la déturgescence du gland en comprimant ses veines superficielles et donc le retrait du pénis.<br />
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2.3.2. Le transit spermatique dans les voies génitales femelles<br />
La remontée des spermatozoïdes dans le tractus génital femelle est surtout facilité par :<br />
1) les contractions musculaires du cervix, de l'utérus et de l'oviducte.<br />
2) la présence de liquide utérin sécrété par les glandes endométriales.<br />
et dans une bien moindre mesure par :<br />
3) la mobilité propre des spermatozoïdes.<br />
Arbitrairement on admet que le sperme est encore fécondant 24 heures après le coït (voir tableau n° 2.1) mais chez certaines espèces (chauves-souris, coq), le sperme peut rester fécondant dans les voies génitales femelles pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. <br />
Les ovules de volaille peuvent être fécondés de 2 à 21 jours après l'accouplement et même parfois jusque 42 jours après. La conservation des spermatozoïdes est assurée par des glandes tubaires spécialisées : les nids spermatiques. Ils sont localisés à la base de l'infundibulum, au voisinage du lieu de fécondation mais surtout dans la jonction utéro-vaginale. Cette jonction joue également un rôle sélectif important des spermatozoïdes en retenant et éliminant les moins mobiles. <br />
Chez la vache, on ne trouve plus de sperme mobile dans le vagin 5 à 6 heures après le coït, cependant dans le col, on en observe jusqu'à 40 heures après. Chez la jument, le sperme conserve sa capacité de fécondation pendant 3 à 4 jours après le coït et dans des cas exceptionnels jusqu'à 6 jours. Le cervix (ou jonction utéro-vaginale) forme un réservoir pour les spermatozoïdes d'où ils peuvent migrer vers les autres parties du tractus génital femelle.<br />
Sur plusieurs millions ou milliards de spermatozoïdes déposés dans le vagin ou l'utérus, généralement moins de mille parviennent à l'ampoule tubaire, lieu de la fécondation (tableau n° 2.2). L'élimination se fait principalement dans le vagin par phagocytose et le long du tractus utéro-tubaire. Une partie se retrouve dans la cavité péritonéale via l'ouverture du pavillon où ils finiront par être phagocytés.</font></div></div>

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			<category domain="http://www.epsmaroc.org/forumdisplay.php?f=76">Physiologie</category>
			<dc:creator>hilali ahmed</dc:creator>
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