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profayoub
28/09/2007, 23h52
Sécurité et EPS
SUJET :

Montrez, Durant le 20ème siècle, de quelles manières la question de la sécurité s’est posée en éducation physique et sportive.


Introduction


Il s’agit de rendre compte d’une éventuelle évolution de la notion de sécurité tout au long du 20ème siècle, et des moyens mis en œuvre pour répondre à une logique sécuritaire. La « question de la sécurité » ne se réduit pas à la sécurité comme on aurait tendance à le croire. Il ne faut pas non plus uniquement analyser la sécurité sous son aspect corporel, l’éducation physique et sportive se préoccupe aussi des dimensions affective, cognitives.
Etre en sécurité revient donc à garantir l’intégrité de l’individu, d’un groupe ou d’autre chose, l’intégrité étant l’état d’une chose demeurée intacte. L’insécurité devient alors être en danger.
Etre en sécurité est-ce être prudent, est-ce prévoir l’imprévisible ?
Etre en insécurité est-ce être confronté à l’incertitude, à ce qui menace notre intégrité ?
L’insécurité de la société crée-t-elle une insécurité physique, morale, voire sociale ?
N’y a-t-il pas plusieurs niveaux de risques, d’insécurité ?
En sécurité à l’école est-ce être en réussite, ou est ce le sentiment de bien être et de plaisir ?
La sécurité a bien une dimension générale, celle de l’homme inscrit dans un processus de réussite.
La sécurité en EPS durant le 20ème siècle peut être étudiée selon deux axes qui se sont complétés et ou succédés

La sécurité et l’élève

Une sécurité pour la nation

Au début du siècle la sécurité fait partie de la santé.
··La sécurité est liée à la « santé militaire ». C’est à dire à former des militaires pour la sécurité de la nation.

La sécurité est liée à la « santé médicale ». C’est à dire garantir par l’éducation physiques un moyen de guérir les maux de la nation. Une sécurité individuelle

Donner des libertés aux élèves, c’est leurs permettre tout en se responsabilisant de réfléchir à la notion de sécurité.
Le sport contribue à la construction de l’autonomie de l’élève en éducation physique et sportive. Or le sport est aussi à l’origine d’une crise morale puisqu’il permet de prendre trop de risques pour franchir ses limites.
Sécurité en EPS et responsabilité de l’enseignant.
Cette sécurité renvoie plutôt à la sécurité par l’EPS.
On peut se poser la question de « quels moyens dispose l’enseignant d’EPS pour résoudre les problèmes de la sécurité ? ».

Les Instructions Officielles et la question de la sécurité

Dans les intentions ministérielles il s’agit d’abord d’une finalité implicite fusionnée à celle de la santé. Cette notion va évoluer tout au long du siècle en devenant de plus en plus explicite associé à la notion de citoyenneté.
La sécurité est devenue un contenu d’enseignement à part entière. Elle est une finalité à partir de 1985.
En 1995, J. Eisenbeis distingue :

L’éducation à la sécurité en EPS : qui renvoie à la maîtrise de soi, au risque calculé.
L’éducation à la sécurité par l’EPS : qui renvoie au sens civique en dehors des cours. Depuis 1923, on se pose la question du surmenage, de dosages, de groupes d’aptitudes. C’est seulement en 1985 avec les instructions officielles que l’on explicite clairement la question de la sécurité en EPS : « l’élève identifie les risques et se prépare à la préservation et au respect de sa vie et de celle des autres ».
On considère que la sécurité s’apprend en EPS, on en conçoit un apprentissage depuis les années 80, notamment dans l’évaluation au baccalauréat par le biais des connaissances (savoir s’échauffer, parade en gymnastique).
Dans les nouveaux programmes pour une politique de la réussite échouer devient dès lors un critère d’insécurité scolaire.
L’initiative personnelle de l’enseignant

Le prof de terrain est le seul à même de savoir ce qui est bon pour ses élèves. Or distingue-t-il toujours le risque objectif du risque subjectif ?
D’après l’analyse de D. Mestejanot les accidents ont surtout lieu en sport collectifs, ils posent la question d’une sécurité civique que ne respecte pas les élèves.
Cette question se pose très tôt en éducation physique, l’histoire de la réglementation de la natation semble la plus opportune en ce qui concerne la mise en sécurité d’une activité » à risque. (Cf. T. Terret, l’identité de la natation scolaire au 20ème siècle, in J.-P. Clément, L’identité de l’éducation physique, 1993, AFRAPS, pp 241-250.)
L’enseignant est donc amené à effectuer des choix quant à la pratique et la dangerosité qu’elle suggère. Attention pour lui de ne pas combler les faillites d’un système qui remonte au début du siècle et qui ne dépend que d’une véritable politique d’équipements sportifs. Au cours du temps l’enseignant n’est donc pas amené à faire le même usage de la notion de la sécurité Celle-ci du point de vue de sa gestion pose beaucoup plus de difficultés aujourd’hui que du temps des commandements militaires.
En 1996, un dossier est publié par l’inspection générale, Dossier EPS n°33.
Conclusion

L’histoire de la question de la sécurité en EPS s’articule autour de deux hypothèse.
Pour l’élève, on assiste progressivement à une autonomisation de sa sécurité.
Pour l’enseignant, on assiste à une prise de responsabilité de plus en plus importante pour une marge de manœuvre de plus en plus réduite.
La peur des enseignants n’est généralement pas liée à l’incertitude de l’APS mais aux contraintes des textes administratifs qui réduisent leur liberté pédagogique pour prémunir d’éventuels danger.
Or le degré zéro n’existe pas. Ainsi la question de la sécurité collective à toujours existé et existera toujours.



Par Jean-Philippe Saint-Martin, in Histoire d’EPS dirigé par Jean-Philippe Saint-Martin, eds. VIGOT, 2001.

youssef436
24/05/2008, 20h29
slt je cherche un sujet sur "lacrise d'EPS au maroc